02 avril 2008

Moi... et mes petites bêtises

Ca fait des semaines que je voulais racheter des cigarettes.
Pas pour recommencer à fumer comme avant mais pour m'offrir un petit plaisir de temps en temps comme certains s'offrent un chocolat.
J'ai attendu... attendu... le bon moment, le bon endroit, l'envie et puis il y a quelques jours je suis entrée dans un tabac. Quand j'ai demandé un paquet de Camel Medium, j'étais persuadée que le buraliste (qui me connait un peu) allait me faire une réflexion. J'ai pris l'air le plus assuré possible, comme si j'avais 14 ans.
Et puis j'ai attendu à nouveau avec le paquet dans mon sac. Attendu le bon moment, le bon endroit, l'envie.
Puis je me suis dit que ça méritait un nouveau briquet mais que je n'achèterais un briquet que si j'en trouvais un qui me plaisait vraiment.
ET puis, cette après-midi, Thomas m'a dit : "On va à la fête ?"
"Ok, et je me fixe comme objectif de gagner un briquet à la carabine pour pouvoir fumer ma cigarette"
"Ok"
J'ai gagné le briquet.
En rentrant à la maison, j'ai déplacé le gros fauteuil en osier sur le balcon en plein soleil et je me suis installée comme avant, comme à Paris mais quand tout allait bien.
J'ai allumé ma cigarette et j'ai tiré 3 fois dessus. En me disant que la prochaine bouffée serait la bonne.
J'ai retrouvé le goût, je ne m'en souvenais plus.
Mais je n'ai pas retrouvé le plaisir.
Une envie de vomir m'a submergé, la fumée m'a tourné la tête.
J'ai écrasé la cigarette et je suis rentrée à l'intérieur, j'ai dit à Thomas en plaisantant que j'étais redevenue vierge de la cigarette.
Je suis tout de même un peu déçue que ce plaisir soit (à tout jamais ?) perdu.
Du coup, j'ai allumé l'ordinateur, je me suis fait un thé vert à la menthe très sucré dans ma tasse Barbapapa et je grignote un oeuf en chocolat au lait que ma belle-mère m'a envoyé à Pâques.
Retour au pays des Bisounours. La cool attitude "je fume une cigarette avec classe, les cheveux emmêlés devant un ciné d'Art et d'essai", c'est pas donné à tout le monde, que voulez-vous...

2 Comments:

Anonymous Gaor said...

Fumeur un jour, fumeur toujours. J'ai passé ma vie entouré de fumeurs de tous types. À vrai dire, cette addiction rampante, celle que tu vois venir de loin mais que tu es certain de pouvoir éviter quand elle sera à tes pieds, m'a toujours fasciné.

Tu es déçue de ne pas retrouver ton plaisir d'antan, mais le plaisir, ça se mérite. Rappelle-toi tes premières cigarettes. Tout le monde le sait. Réessaie après un repas arrosé d'un bon vin de Touraine. Ça va viendre, tu la retrouveras ta stimulation neuronale. Cet émoi sera peut-être plus agréable encore que tu ne l'attends. Néanmoins, ce faisant, le pistolet starter aura retenti, le serpent bondira de sa boîte et commencera sa course lente. Celle que tu es censée voir venir.

Ma soeur a commencé à fumer à 22 ans et rame à 26 pour arrêter malgré un père commun d'une clairvoyance sans équivalent quant au piège tabacologique. Ça me tue. Comme fumer.

3/4/08 03:58  
Blogger Ptit bout said...

Sale gosse :)

3/4/08 17:41  

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